L’usure du temps.

Tu étais beau, tu étais grand.

J’aimais contre toi me lover,

Jour après jour réconfortant,

A toi, je me suis attachée.

Toi le premier tu m’as vu nue,

Sans complexe, je me jetais

Sur toi sans grande retenue.

Fille mutine qui t’adorait.

Parfois dans tes bras languissante,

Pour quelques siestes je suis restée.

J’ai eût la fièvre des amantes,

De fous fantasmes inavoués.

Les soirs loin de toi, me pesaient

J’en faisais même des nuits blanches.

Et cette douceur que tu m’offrais,

Me manquait pendant tes absences.

Parfois malade tu m’as gardé

Sans jamais me trouver pesante.

Et tu as su tout accepter,

Même mes gestes les moins tendres.

Nous séparer fût difficile,

En avions-nous vraiment le choix ?

Le temps, l’usure de notre idylle,

Ont eût raison de nos ébats.

Un jour pourtant tu m’as quittée,

Pour partir loin de cette chambre.

Et ce camion t’a emporté,

Vieux matelas, pour la brocante.

Mijo-Nouméa
  • Mijo-Nouméa

2 Comments

  • Quelle chute ! C’était pourtant si romantique ! C’est bien charmant à lire quand même.
    A bientôt,
    Nadine

    • Bonsoir Nadine, merci de ta rapidité à réagir. Oui une chute surprenante. J’essaie justement de travailler sur les chutes qui twistent, et c’est bien difficile.
      A bientôt de te lire.

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